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Ipas BURUNDI : une alliance médiatique pour une information fiable sur la santé reproductive

Program Manager, Ipas DRC

Mike Mpoyi
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Dr. Mike Mpoyi is an experienced medical doctor and public health professional skilled in health system strengthening, project management, and implementation with a focus on reproductive health and infectious diseases. With over 13 years’s experience in strengthening access to healthcare in Africa, notably the Democratic Republic of Congo (DRC), Côte d’Ivoire, Nigeria, Uganda, and Burundi, Dr. Mike Mpoyi has focused his work on improving access to equitable sexual and reproductive health and rights (SRHR), with focus on establishing youth-friendly pathways to services in stable and conflict zones for vulnerable populations in low- and middle-income countries.

Dr. Mike Mpoyi is the current Senior Program Manager for Ipas in the DRC. He started his career as the Coordinator of Peer Educators in Reproductive Health for a youth health-centered national programme. In 2013, he became Area Physician Manager at Premium Health Limited before becoming Country Manager in 2014.

During three years, he provided clinical and managerial oversight, ensured accurate management of pharmaceuticals stock, managed the DRC country office and national network of 75 Premium Health clinics across the DRC. From 2016 he chaired the IPPF-DRC Provincial Board of Directors ; for two years, he led the strategic thinking on positioning the organization at the regional level. In that same year, he founded Access Care, a national non-profit health maintenance organization becoming the first Chief Executive Officer. Since 2020 he has been working as the Global Technical Advisor, at Ipas US.

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Ipas BURUNDI : une alliance médiatique pour une information fiable sur la santé reproductive

Country Director, Ipas DRC

Jean-Claude Mulunda
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Dr. Jean-Claude MULUNDA has been advocating for Sexual and Reproductive Health Rights and universal access to high-quality sexual and reproductive healthcare, including access to legal and safe abortion, for more than 12 years. In this way, he played an instrumental role in the Maputo Protocol domestication and Comprehensive Abortion Care Standards and Guidelines development processes in the Democratic Republic of Congo (DRC) over the last six years in close collaboration with in-country partners, government officials, parliamentarians, and donors.

Dr. Mulunda is the current Country Director for Ipas in the DRC. He previously managed reproductive health projects with the Office of the United Nations High Commissioner for Refugees and the International Planned Parenthood Federation’s DRC affiliate.

Dr. Mulunda received medical training at the University of Kinshasa, program management certification in Israel, and fundraising certification at the Indiana University Lilly Family School of Philanthropy.

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Ipas BURUNDI : une alliance médiatique pour une information fiable sur la santé reproductive

Ipas BURUNDI : une alliance médiatique pour une information fiable sur la santé reproductive

par Fabrice | Oct 6, 2026 | Actualités institutionnelles

Au Burundi, les questions de santé reproductive restent encore entourées de tabous, de préjugés et parfois de fausses informations. Pour contribuer à changer cette réalité, des journalistes de la presse audiovisuelle et en ligne ainsi que des communicateurs (Influenceurs) ont créé l’Alliance des Journalistes et Communicateurs pour la Santé Reproductive (AJC-SR).

L’initiative part d’un constat : l’accès à une information fiable, vérifiée, équilibrée et fondée sur des données est essentiel pour permettre aux citoyens de faire des choix éclairés. Or, les sujets liés à la santé reproductive restent encore insuffisamment couverts ou sont parfois traités à travers des stéréotypes et des informations non vérifiées.

À travers cette alliance, les professionnels des médias et les influenceurs veulent mettre leurs compétences au service d’une meilleure information du public.

La délégation canadienne

Informer autrement sur la santé reproductive

Les journalistes ont un rôle central à jouer : reportages, interviews, enquêtes, émissions ou contenus numériques. Ces rôles peuvent permettre d’expliquer les enjeux de la SR, de donner la parole aux personnes concernées et de rapprocher le public des sources d’information sûres et crédibles.

Les influenceurs, de leur côté, peuvent contribuer à vulgariser ces informations et à les rendre accessibles à différents publics, grâce à des formats et des messages adaptés.

Cette complémentarité doit également contribuer à lutter contre les rumeurs, la désinformation et les fausses informations qui circulent autour de la santé reproductive.

Les jeunes et les femmes au cœur de l’attention

L’AJC-SR accorde une attention particulière aux femmes, aux filles et aux jeunes, qui figurent au cœur de sa vision.

Pour les jeunes, l’accès à une information fiable est particulièrement important face aux nombreuses interrogations liées au corps, à la puberté et à la santé reproductive. En l’absence de sources crédibles, les mythes et les fausses informations peuvent facilement prendre le dessus.

Pour les femmes et les filles, une meilleure information peut également contribuer à une meilleure compréhension des questions liées à leur santé reproductive et à leurs choix en matière de santé.

Il s’agit donc de mieux informer, mais aussi de faire davantage entendre les réalités et les préoccupations de ces publics.

Groupe de personnes en RDC

Briser les tabous par une information responsable

L’Alliance entend également contribuer à déconstruire les tabous qui entourent la SR.

Parler des sujets en rapport avec la santé reproductive comme les menstruations, la contraception, la fertilité, les infections sexuellement transmissibles, les grossesses non désirées et les violences sexuelles reste parfois difficile. Pourtant, le silence peut laisser davantage de place aux rumeurs.

Déconstruire les tabous ne signifie pas banaliser ces sujets. Il s’agit de créer un espace médiatique où ils peuvent être abordés avec rigueur, respect et éthique, sur la base d’informations vérifiées.

Groupe de personnes en RDC

Une alliance pour renforcer la qualité de l’information

L’AJC-SR entend notamment renforcer les capacités des journalistes et communicateurs, faciliter leur accès aux sources fiables, encourager la production de contenus innovants et promouvoir un plaidoyer médiatique responsable sur la SR.

Elle veut également favoriser le partage d’expériences entre ses membres et développer des partenariats avec les institutions publiques, les organisations de la société civile, les universités, les partenaires techniques et financiers ainsi que les médias.

À travers cette initiative, AJC-SR veut ainsi faire de l’information un véritable outil de prévention, et de compréhension.

L’ambition est de contribuer à un environnement médiatique burundais où la santé reproductive est traitée avec professionnalisme, dignité et sans stigmatisation. Le rôle de l’AJC-SR va permettre à chacun d’accéder à une information crédible et de faire des choix éclairés.

Par Linda BUSHASHA ,Coordinatrice de l’Association des Journalistes et Communicateurs pour la Santé Re^productive (AJC-RH)

Sur la piste et dans la vie, les filles ont le droit de choisir leur avenir

Sur la piste et dans la vie, les filles ont le droit de choisir leur avenir

par Fabrice | Sep 26, 2026 | Activités, Actualités institutionnelles

Lors de la 5e Coupe du Congo de Roller Sports, une organisation de jeunes a fait du sport un espace de dialogue sur les violences basées sur le genre, la planification familiale et la capacité des filles et des jeunes femmes à faire leurs propres choix.

Du 28 au 30 août 2026, le Stade des Martyrs a accueilli la 5e Coupe du Congo de Roller Sports. Pour la troisième fois, Ipas RDC a appuyé cette compétition organisée avec le soutien du ministère des Sports, à travers la Fédération congolaise de roller sports, FECOROLS.

Dans le cadre de cette compétition, Youth Sprint, une organisation de jeunes, a mené avec l’appui d’Ipas RDC des activités de sensibilisation sur les violences basées sur le genre et la planification familiale. En allant directement à la rencontre des athlètes, des jeunes et du public, ses membres ont créé un espace d’information, d’écoute et de dialogue sur la santé et les droits sexuels et reproductifs.

Cette initiative repose sur une conviction simple : les espaces où les jeunes se retrouvent, s’expriment et poursuivent leurs ambitions peuvent aussi devenir des lieux de prévention et de changement social. Elle illustre également le rôle déterminant que les jeunes peuvent jouer pour informer leurs pairs et porter le changement au sein de leurs communautés. Ipas reconnaît en effet les jeunes comme des défenseurs et défenseuses de leur santé et de leurs droits, capables notamment d’agir comme éducateurs et éducatrices auprès de leurs pairs.

 

La délégation canadienne

Des obstacles qui dépassent la piste

Pour de nombreuses filles, pratiquer un sport ne consiste pas seulement à s’entraîner ou à participer à une compétition. Il faut parfois aussi surmonter les préjugés, les remarques sexistes et les attentes sociales qui cherchent encore à définir ce qu’une fille peut faire, les espaces qu’elle peut occuper ou les ambitions qu’elle peut poursuivre.

Ces obstacles ne sont pas vécus de la même manière par toutes. Le genre peut se combiner à l’âge, au handicap, aux difficultés économiques ou au lieu de résidence, et rendre encore plus difficile l’accès au sport, à l’information et aux services de santé. Certaines filles doivent ainsi franchir plusieurs barrières avant même d’atteindre la ligne de départ.

Le sport peut refléter ces inégalités, mais il peut aussi contribuer à les remettre en question. En prenant leur place sur la piste, les filles affirment leur capacité à développer leurs talents, à poursuivre leurs ambitions et à décider de la direction qu’elles souhaitent donner à leur vie.  

L’expérience de l’athlète Linda Kanku en témoigne. Lors de courses de longue distance, elle a entendu des propos lui demandant de « rester à la maison » ou d’aller « faire la cuisine ». Ces paroles illustrent la manière dont les stéréotypes peuvent fragiliser la confiance des filles et limiter leurs aspirations. Elles rappellent aussi la nécessité d’impliquer les familles, les encadreurs et encadreuses sportives, les communautés et le public dans la création d’environnements plus sûrs, respectueux et inclusifs.

« Lorsqu’une fille choisit de faire du sport, elle ne défie pas la société : elle développe son talent, sa santé, sa confiance et son avenir. »

a dit Linda Kanku.

Les femmes en RDC

Le sport comme espace de confiance et de choix

Sur la piste, les filles apprennent à connaître leurs capacités, à repousser leurs limites et à croire en leur potentiel. Cette confiance peut également les aider à faire entendre leur voix, à défendre leurs choix et à résister aux pressions qui cherchent à décider à leur place.

Mais cette confiance ne suffit pas si elles ne disposent pas d’informations fiables et de services adaptés. Leur permettre de prendre des décisions concernant leur santé et leur avenir nécessite également de prévenir les violences, de combattre les discriminations et de faciliter l’accès à une information claire sur la santé sexuelle et reproductive.

À travers les sensibilisations menées pendant la compétition, les jeunes mobilisés au sein de l’organisation ont échangé avec les participantes et participants sur les différentes formes que peuvent prendre les violences basées sur le genre. Celles-ci peuvent être physiques, mais aussi verbales, psychologiques ou sociales, notamment à travers les humiliations, les intimidations et les préjugés qui éloignent certaines filles des espaces sportifs.

L’équipe a également animé des discussions sur la planification familiale. L’accès à une information fiable sur les méthodes contraceptives et à des services adaptés peut aider les jeunes à protéger leur santé, à prévenir les grossesses non désirées et à poursuivre leurs études, leur entraînement et leurs projets de vie. Par ces échanges, les membres de Youth Sprint ont rapproché les jeunes de ressources utiles tout en contribuant à lever les tabous entourant la santé sexuelle et reproductive.

En animant ces discussions, les jeunes de Youth Sprint ne se contentaient pas de transmettre des messages à leurs pairs. Ils contribuaient à créer un espace où les jeunes pouvaient poser des questions, mieux connaître leurs droits et réfléchir aux choix qui influencent leur santé et leur avenir.

Groupe de personnes en RDC

Créer des espaces où chaque fille peut avancer

Associer la prévention des violences basées sur le genre à la planification familiale permet d’agir à la fois sur la sécurité, la santé et la capacité des jeunes à faire leurs propres choix. Une jeune sportive informée, soutenue et protégée dispose de meilleures conditions pour poursuivre ses objectifs et exprimer pleinement son potentiel.

Cette responsabilité ne doit toutefois pas reposer uniquement sur les filles. Les familles, les encadreurs et encadreuses sportives, les fédérations, les communautés et les institutions ont toutes un rôle à jouer pour faire du sport un environnement dans lequel aucune jeune personne n’est exclue, humiliée ou exposée à la violence.

À travers la 5e Coupe du Congo de Roller Sports, les activités de sensibilisation conduites par les jeunes de Youth Sprint, avec l’appui d’Ipas RDC et en collaboration avec le ministère des Sports et la FECOROLS, ont montré que le sport peut être bien plus qu’une compétition. Il peut devenir un espace où les filles renforcent leur confiance, découvrent leurs droits et trouvent les ressources nécessaires pour protéger leur santé et poursuivre leurs ambitions.

Sur la piste comme dans la vie, chaque fille doit pouvoir avancer à son rythme, faire ses propres choix et construire son avenir sans violence, discrimination ni obstacle.

 

Groupe de personnes en RDC

Rédigé par Lusangi Mankesi Bernetelle, stagiaire à Ipas RDC et membre de la coalition Youth Sprint

Comprendre pour choisir : comment Agnes construit son avenir grâce à une information accessible

Comprendre pour choisir : comment Agnes construit son avenir grâce à une information accessible

par Fabrice | Sep 24, 2026 | Histoire de changement

Pendant l’épidémie d’Ebola dans l’est de la RDC, Agnes, une jeune fille vivant avec un handicap auditif, a eu accès à des informations sur la santé sexuelle et reproductive adaptées à ses besoins. Son expérience montre qu’une communication inclusive est essentielle pour permettre aux adolescentes de faire des choix éclairés concernant leur santé et leur avenir.

Pour beaucoup d’adolescentes, comprendre son corps, connaître ses droits et accéder à des informations fiables sur la santé sexuelle et reproductive représente déjà un défi. Pendant l’épidémie d’Ebola qui a touché Beni, ce défi est devenu encore plus important pour les jeunes filles vivant avec un handicap, souvent confrontées à davantage d’obstacles pour accéder aux informations essentielles à leur santé et à leur protection.

À Beni, dans l’est de la République démocratique du Congo, Agnes fait partie d’une génération de jeunes filles qui grandissent dans un contexte marqué à la fois par les crises sanitaires, les conflits récurrents et les inégalités d’accès à l’information. Comme beaucoup d’autres jeunes filles sourdes et malentendantes, elle avait parfois le sentiment d’être laissée de côté. Alors que l’attention de tous était tournée vers la riposte contre Ebola, les besoins quotidiens des adolescentes en matière de santé sexuelle et reproductive continuaient pourtant d’exister.

Les informations sur la santé menstruelle, l’hygiène intime, la protection contre les violences ou encore les services de santé sexuelle et reproductive n’étaient pas toujours proposées sous une forme adaptée. Agnes savait que ces informations existaient, mais elles n’étaient pas toujours accessibles pour elle.

La délégation canadienne

Tout a commencé à changer lorsqu’elle a participé à une activité organisée par Youth Alliance for Reproductive Health avec l’appui d’Ipas RDC dans le cadre de WISH2, une initiative du gouvernement britannique à travers le Foreign, Commonwealth and Development Office (FCDO). Alors que l’épidémie compliquait l’accès à l’information et aux services pour de nombreuses communautés, cette activité visait à s’assurer que les adolescentes vivant avec un handicap ne soient pas laissées de côté.

Au cours de cette rencontre, les participantes ont échangé sur la santé menstruelle, l’hygiène intime et la protection contre les violences. Grâce à des démonstrations pratiques et à une approche adaptée à leurs besoins, Agnes a pu participer pleinement aux discussions, poser ses questions et mieux comprendre des sujets qui restent encore trop souvent entourés de silence ou de tabous.

Pour elle, le changement le plus important ne se résume pas au contenu de la séance. C’est le sentiment d’être enfin prise en compte.

« Aujourd’hui, je me sens écoutée, considérée et surtout incluse. Je sais que moi aussi, j’ai le droit à l’information, aux soins et à la protection. Pour moi, c’est ça l’inclusion : ne laisser personne de côté, surtout quand il s’agit de notre santé et de notre dignité. »

Un membre de la délégation canadienne

Son témoignage rappelle une réalité souvent oubliée : l’accès à l’information est une condition essentielle du pouvoir de choisir. Lorsqu’une adolescente ne peut pas accéder à des informations adaptées à son âge ou à sa situation, elle risque davantage d’être exposée aux grossesses non désirées, aux violences ou à l’exclusion des services de santé.

Selon Christelle Ambiti, point focal de YARH-DRC à Beni, les jeunes filles sourdes et malentendantes rencontrées continuent de faire face à des difficultés importantes pour accéder aux informations et aux services de santé sexuelle et reproductive. Dans un contexte marqué à la fois par les risques liés à Ebola, les inégalités d’accès et les violences auxquelles les adolescentes peuvent être confrontées, l’information constitue une première ligne de protection.

Elle rapporte également que cinq jeunes filles ont abandonné l’école à la suite de grossesses précoces et non désirées. Derrière ces chiffres se trouvent des projets interrompus, des opportunités perdues et des adolescentes dont les choix se trouvent limités par un manque d’information ou de services adaptés.

Pour les équipes de terrain, la réponse ne peut donc pas se limiter à rendre les services disponibles. Les informations doivent également être accessibles, compréhensibles et adaptées aux besoins de chaque fille afin qu’elle puisse prendre des décisions éclairées concernant sa santé et son avenir.

Groupe de personnes en RDC

L’histoire d’Agnes montre que l’inclusion commence souvent par quelque chose de simple : rendre l’information accessible. Même en période de crise sanitaire, les besoins des adolescentes en matière de santé sexuelle et reproductive ne disparaissent pas. Au contraire, garantir un accès équitable à l’information devient encore plus important pour que chaque fille puisse protéger sa santé, poursuivre ses études et faire des choix éclairés pour son avenir.

Une coalition inclusive et ancrée dans les réalités nationales

Une coalition inclusive et ancrée dans les réalités nationales

par Fabrice | Sep 18, 2026 | Actualités institutionnelles

Du 4 au 7 août 2026, des organisations de jeunes engagées dans la santé sexuelle et reproductive se sont réunies au Zion Hôtel, à Bujumbura, pour poser les bases de YouthSprint Burundi. Cette création marque la première extension du mouvement au-delà de la République démocratique du Congo et ouvre une nouvelle étape de collaboration régionale portée par les jeunes.  

Au Burundi, les adolescentes et les jeunes occupent une place centrale dans les ambitions de développement du pays. Pourtant, leur accès à une information fiable et à des services de santé reproductive adaptés reste confronté à plusieurs obstacles, notamment la stigmatisation, le manque d’information, les normes socioculturelles et l’insuffisance de services répondant à leurs besoins spécifiques. Ces difficultés peuvent être encore plus marquées pour les jeunes en situation de handicap.

Dans ce contexte, la participation active des jeunes ne constitue pas seulement un principe d’inclusion. Elle est essentielle pour concevoir des réponses qui correspondent à leurs réalités, renforcer leur capacité à faire des choix éclairés et favoriser des services respectueux, accessibles et sans jugement. La création de YouthSprint Burundi répond à cette nécessité en offrant aux jeunes un cadre collectif pour faire entendre leur voix et contribuer à l’amélioration de la santé reproductive dans leurs communautés.

Avec l’accompagnement d’Ipas Burundi, les participantes et participants ont travaillé à l’adaptation de l’expérience congolaise au contexte burundais. L’objectif n’est pas de reproduire un modèle à l’identique, mais de bâtir une plateforme durable, représentative et orientée vers l’action, où les jeunes définissent leurs priorités, coconstruisent des solutions et portent une voix collective dans les espaces de dialogue, de plaidoyer et de redevabilité.

La délégation canadienne

Une coalition inclusive et ancrée dans les réalités nationales

Les discussions ont souligné l’importance de réunir des profils et des expériences diversifiés notamment des jeunes femmes, des jeunes en situation de handicap, des organisations communautaires et des jeunes issus de différentes provinces. Les membres ont aussi exprimé leur volonté de traduire les idées en actions concrètes, à travers un plan d’action commun et a des mécanismes de gouvernance clairement définis.

Les échanges ont également rappelé l’urgence d’innover. « Après 20 ans d’investissement dans la sante de la reproduction, qu’est-ce qu’on va faire différemment pour avoir des résultats différents ? », a demandé un participant. Cette réflexion invite la coalition à privilégier des approches conçues et portées par les jeunes, tout en restant alignée sur les priorités nationales.

Au terme des travaux, la devise « NDUWAGACIRO » a été retenue à l’unanimité. Elle traduit l’attachement de la coalition à la dignité, à l’intégrité, à la responsabilité et à l’engagement des jeunes. Les participants ont aussi rappelé que la réussite de YouthSprint Burundi dépendra de la cohésion entre les membres : « L’union fait la force. Si une personne lâche, il n’y aura plus de lien. »

De l’expérience de YouthSprint RDC à une dynamique régionale

La présentation de YouthSprint RDC a permis de replacer cette création dans une dynamique régionale. Lancée en 2021 avec l’appui d’Ipas RDC, la coalition congolaise est passée de 8 à 31 organisations membres réparties dans 16 provinces. Le Burundi devient ainsi le premier pays d’expansion du mouvement, ouvran la voie à un apprentissage Sud-Sud entre jeunes leaders, fondé sur le partage d’expériences et l’adaptation des bonnes pratiques aux réalités locales.

Pour le nouveau nœud burundais, les priorités sont claires : renforcer l’accès des jeunes à une information fiable, améliorer l’orientation vers des services adaptés, promouvoir une communication responsable et sécurisée, et consolider un réseau de jeunes capables d’influencer positivement les perceptions communautaires autour de la santé reproductive.

Pour Ipas Burundi, cet accompagnement s’inscrit dans une démarche de soutien au leadership des jeunes, au renforcement des capacités, au dialogue intergénérationnel, à l’apprentissage collectif et au plaidoyer en faveur de la santé reproductive , de l’égalité de genre et d’un meilleur accès des jeunes à une information de qualité.

Les femmes en RDC

« Au-delà de réunir les jeunes, cette rencontre vise à construire une plateforme durable, représentative et orientée vers l’action, capable de renforcer leur contribution aux priorités nationales en matière de santé de la reproduction »,

a souligné Jean-Claude Ndikumana, Directeur Programme d’Ipas Burundi,

Des bases solides pour passer à l’action

En clôturant l’atelier, les organisations membres ont validé les bases de la coalition, notamment ses textes de référence, son plan d’action et ses organes de gouvernance. Élue coordinatrice nationale de YouthSprint Burundi, Sarah Sayubu a salué la confiance placée en elle et appelé les membres à rester unis autour d’une vision commune.

« Cette responsabilité est avant tout un engagement collectif. Ensemble, nous devons faire de YouthSprint Burundi un espace où chaque jeune se sent représenté, écouté et capable de contribuer aux changements dont nos communautés ont besoin. » 

Un membre de la délégation canadienne

dans son mot d’ouverture.

En tant que premier nœud pays du mouvement YouthSprint en dehors de la RDC, YouthSprint Burundi porte désormais une responsabilité stratégique : démontrer qu’un modèle de mobilisation des jeunes peut être adapté localement et transformé en actions concrètes, durables et mesurables.

Avec « NDUWAGACIRO » comme devise, YouthSprint Burundi affirme un message simple et fort : chaque jeune a de la valeur, chaque voix compte, et l’engagement collectif peut ouvrir la voie à une nouvelle génération de leadership régional en santé reproductive.

Groupe de personnes en RDC

Rédigé par Linda Darlene Muhoze, Conseillère Politique et plaidoyer / Ipas Burundi

Ciblés et sans recours :  expériences des jeunes non conformes au genre dans les écoles de Kinshasa, RDC.

Ciblés et sans recours : expériences des jeunes non conformes au genre dans les écoles de Kinshasa, RDC.

par Fabrice | Août 12, 2026 | Non classé

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Ipas DRC is a Congolese non-governmental organization and a member of the Ipas Impact Network. It is committed to defending and promoting sexual and reproductive health and rights (SRHR), which are considered an essential pillar for gender equality, equity, bodily autonomy, and the empowerment of women and girls, as well as for reducing maternal mortality.

 

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