Créer un environnement favorable pour les adolescentes au Burundi
Pour de nombreuses adolescentes au Burundi, des événements déterminants peuvent survenir très tôt dans leur parcours de vie, parfois avant qu’elles ne disposent des informations, du soutien et des opportunités nécessaires pour faire des choix éclairés concernant leur santé, leur éducation et leur avenir. Les grossesses précoces, les mariages précoces et les abandons scolaires continuent d’affecter le parcours de nombreuses jeunes filles, compromettant leur accès à l’éducation et limitant leurs perspectives à une période charnière de leur développement.
Ces défis ne sont pas des réalités isolées. Ils s’inscrivent dans un ensemble de dynamiques sociales, économiques et institutionnelles, notamment la précarité économique, la persistance de certaines normes sociales et l’accès inégal aux services essentiels. Ensemble, ces facteurs réduisent les opportunités offertes aux adolescentes et limitent leur capacité à réaliser pleinement leur potentiel.
Face à ces enjeux, les réponses ponctuelles montrent rapidement leurs limites. Des progrès durables nécessitent le renforcement d’un environnement favorable capable d’accompagner les adolescentes sur le long terme, en agissant à la fois sur les normes sociales, la coordination des acteurs et les systèmes qui influencent leur quotidien.
Aligner les acteurs pour une réponse plus coordonnée
C’est dans cette perspective qu’une approche plus structurée de la lutte contre le continuum des grossesses précoces, des mariages précoces et des abandons scolaires (CTS) s’est progressivement mise en place au Burundi.
Le dialogue national organisé à Bujumbura a marqué une étape importante de cette dynamique. En réunissant des représentants des institutions publiques, des services techniques, des organisations de la société civile, des partenaires de développement et des jeunes, il a permis de construire une compréhension commune des défis auxquels sont confrontées les adolescentes dans le pays.
Au fil des échanges, les participants ont souligné que le CTS ne relève pas d’un seul secteur. Il résulte d’un ensemble complexe de facteurs interconnectés, allant des conditions économiques et des normes sociales aux capacités institutionnelles et à l’accès aux services essentiels.
Le dialogue a également contribué à l’émergence d’un cadre d’action commun visant à renforcer la collaboration entre les acteurs, améliorer la coordination des interventions et promouvoir une réponse plus cohérente à l’échelle nationale.
Ancrer l’action dans les réalités locales
Dans le prolongement de cette dynamique, un dialogue provincial a été organisé dans la province de Butanyerera dans le cadre du projet Ndi Uwagaciro. Tenu à Ngozi du 22 au 23 avril 2025, cet atelier a permis de faire le lien entre les orientations nationales et les réalités vécues au niveau local.
L’atelier a réuni un large éventail d’acteurs, notamment les autorités administratives provinciales, les cadres techniques des secteurs de l’éducation, de la santé et de la protection sociale, les organisations de la société civile, les leaders communautaires et religieux, les partenaires de mise en œuvre ainsi que les jeunes. En favorisant le dialogue et l’analyse collective, cette rencontre a créé un espace propice à l’identification des défis et des opportunités à partir des expériences des communautés elles-mêmes.
Les discussions ont mis en évidence la persistance et l’interconnexion des grossesses précoces, des mariages précoces et des abandons scolaires, ainsi que leurs répercussions sur le bien-être des adolescentes et le développement socio-économique des communautés. Dans le cadre de cet exercice, les participants ont réalisé une évaluation de l’écosystème CTS au niveau provincial, qui a obtenu un score de 2,6, légèrement supérieur à la moyenne nationale de 2,3. Ces résultats témoignent des progrès déjà accomplis tout en mettant en lumière les domaines nécessitant des efforts supplémentaires.
Une performance encourageante qui reflète les efforts déjà engagés tout en soulignant les opportunités de renforcement pour une réponse plus efficace et durable.
À travers un processus participatif, les acteurs ont identifié des priorités communes et élaboré un plan d’action provincial assorti de responsabilités et d’échéances clairement définies. Cette feuille de route opérationnelle constitue une étape importante vers une meilleure appropriation locale et une mise en œuvre plus coordonnée des interventions.
Renforcer une dynamique durable de changement
En reliant les processus de dialogue national aux actions menées au niveau local, cette approche contribue à mettre en place une réponse plus coordonnée, plus inclusive et davantage ancrée dans les réalités des communautés.
L’un des acquis majeurs de cette démarche réside dans le renforcement de l’appropriation locale. En impliquant activement les acteurs provinciaux et communautaires dans l’identification des priorités et la définition des solutions, les interventions gagnent en pertinence, en cohérence et en durabilité.
Une étape clé pour élargir les opportunités des adolescentes
Le Burundi pose progressivement les bases d’une réponse plus cohérente et plus coordonnée face aux défis liés aux grossesses précoces, aux mariages précoces et aux abandons scolaires.
En favorisant l’alignement des acteurs, l’ancrage des actions dans les réalités locales et le renforcement de la collaboration entre les secteurs, cette approche contribue à créer un environnement plus favorable pour les adolescentes. Un environnement dans lequel elles peuvent poursuivre leur scolarité, élargir leurs perspectives et se projeter avec davantage d’opportunités.
Maintenir et renforcer cette dynamique sera essentiel pour transformer les premiers résultats obtenus en changements durables. Grâce à l’engagement continu des acteurs, au leadership local et à une coordination renforcée, davantage d’adolescentes pourront développer leur potentiel, réaliser leurs aspirations et contribuer pleinement au développement de leurs communautés et du pays.
Transformer les attitudes pour rendre les écoles plus sûres et inclusives en RDC
Ce blog a été rédigé par Habygaelle Muzie Kimbal Lombo, Patience Lisasi Lisika et Nadia Lobo Jive (Ipas RDC).
Il retrace le processus de développement d’un kit de formation en Clarification des Valeurs et Transformation des Attitudes (CVTA), les principaux apprentissages qui en émergent et leur pertinence pour les dynamiques soutenues par GPE KIX / IDRC.
Inspiré du modèle de Clarification des Valeurs et Transformation des Attitudes (CVTA) et développé par Ipas en 2000 pour aborder les attitudes et croyances stigmatisantes liées à l’avortement, ce kit de formation intégrant les dimensions de genre et d’inclusion est le fruit d’un travail conjoint entre Ipas RDC, Ipas Afrique francophone et Ipas Global, en collaboration avec l’École de Santé Publique de Kinshasa et l’Université Houphouët Boigny.
Conçu pour accompagner la transformation des attitudes et des pratiques des acteurs du système éducatif, ce kit a été développé dans le cadre d’un projet de recherche financé par le Global Partnership for Education – Knowledge and Innovation Exchange (GPE KIX), en partenariat avec le Centre de recherches pour le développement international (CRDI/IDRC). Il vise à répondre aux violences basées sur le genre (VBG) et aux discriminations en milieu scolaire, tout en permettant d’en mesurer l’appropriation et les effets.
Mis en œuvre en République démocratique du Congo (RDC), en Côte d’Ivoire et au Mali, le projet s’inscrit dans un consortium multi pays qui mobilise des solutions portées par les jeunes, ainsi que le recours à la technologie, pour renforcer la sécurité et l’inclusion dans les écoles. Une attention particulière est accordée aux adolescentes enceintes, aux mères adolescentes et aux jeunes non conformes au genre, sur la base de résultats de recherche documentant les violences et discriminations auxquelles ils et elles sont confronté·e·s.
Pourquoi travailler sur les attitudes pour prévenir les violences à l’école ?
En République démocratique du Congo, les violences basées sur le genre (VBG) et les discriminations en milieu scolaire demeurent largement banalisées. Les recherches menées dans le cadre du projet qui comprenait des enquêtes menées auprès de 4 915 élèves du secondaire montrent que la grande majorité des élèves sont exposés à des formes multiples de violences ; en effet, 84% des élèves déclarent avoir été exposés à des intimidations, 76% rapportent avoir subi des châtiments corporels, et 67% des élèves indiquent avoir été confrontés à des violences sexuelles en milieu scolaire. Ces pratiques affectent de manière disproportionnée certains groupes d’élèves, notamment les filles enceintes et mères adolescentes, les élèves vivant avec un handicap et les jeunes non conformes aux normes de genre.
Au-delà des atteintes immédiates à la sécurité et au bien-être des élèves, ces violences compromettent durablement leur maintien et leur réussite scolaires, tout en renforçant les inégalités existantes.
Les limites des réponses institutionnelles actuelles
Face à ces constats, les réponses institutionnelles reposent encore majoritairement sur des cadres normatifs, des politiques ou des sanctions disciplinaires. Si ces leviers sont indispensables, ils demeurent insuffisants lorsqu’ils ne prennent pas en compte les normes sociales, croyances et attitudes qui façonnent, au quotidien, les comportements des enseignants, des directions d’école, des parents et des autorités éducatives.
Ces dimensions immatérielles jouent pourtant un rôle central dans la reproduction — ou, à l’inverse, la prévention — des violences et des discriminations à l’école.
C’est pour répondre à ce manque d’outils opérationnels, reliant données probantes, transformation des attitudes et pratiques concrètes de promotion d’écoles plus sûres et inclusives, mis en évidence par la recherche, qu’un kit de formation intégrant le modèle CVTA a été développé. En créant des espaces structurés de réflexion individuelle et collective, cette approche permet d’interroger les valeurs sous-jacentes aux pratiques éducatives, de rendre visibles leurs effets et d’initier des changements d’attitudes durables.
Une adaptation fondée sur les réalités du milieu scolaire congolais
À partir des résultats de recherche conduites dans les écoles secondaires, le projet a engagé un travail d’adaptation méthodologique approfondi. Les données ont mis en évidence plusieurs tendances structurantes : la persistance des châtiments corporels, la banalisation des violences psychologiques, la stigmatisation des filles enceintes, l’invisibilisation des élèves vivant avec un handicap et les violences ciblant les jeunes non conformes au genre.
Sur cette base, Ipas RDC et ses partenaires ont procédé à une revue critique de la boîte à outils CVTA existante afin d’identifier les exercices les plus pertinents pour le contexte scolaire. Quatre exercices ont été sélectionnés et contextualisés — la progression d’aisance, les quatre coins, pourquoi ont-ils quitté l’école ? et traverser la ligne — avec des contenus reformulés pour refléter les réalités congolaises.
Une co-construction pluridisciplinaire et partenariale
Le développement du kit s’est appuyé sur une co-construction impliquant Ipas RDC, Ipas Afrique francophone et les équipes techniques globales d’Ipas, ainsi que des partenaires académiques, notamment l’École de Santé Publique de Kinshasa et l’Université Houphouët Boigny.
Les adaptations ont mobilisé les cadres méthodologiques d’Ipas, les instruments juridiques nationaux et internationaux relatifs aux droits de l’enfant, ainsi que des ressources produites par l’UNESCO et l’UNICEF. Ce processus a également mis en évidence le manque de littérature opérationnelle sur les VBG en milieu scolaire, renforçant la valeur ajoutée du kit comme outil de traduction des connaissances vers la pratique.
Mesurer les changements d’attitudes, au-delà des activités
Dès sa conception, le kit a intégré une dimension évaluative, à travers des tests appariés pré- et post-formation permettant de mesurer l’évolution des connaissances, des attitudes et du niveau d’appropriation des thématiques liées au genre, à l’inclusion et aux VBG.
Cette approche renforce la crédibilité du kit en tant qu’outil de capitalisation et d’apprentissage, au-delà d’un simple support de formation.
Former des relais du changement au sein du système éducatif
Afin de favoriser une appropriation durable et de préparer la mise à l’échelle, le projet a adopté une approche de formation des formateurs. Celle-ci a mobilisé des acteurs issus des ministères de l’Éducation et Nouvelle Citoyenneté (division de l’éducation à la vie courante), du Genre, Famille et Enfant, et de la Santé, Hygiène et Prévention (Programme national de la santé des adolescents), ainsi que du corps enseignant, des directions d’école et de la société civile, y compris des organisations représentant les femmes, les jeunes et les personnes vivant avec un handicap.
Pour nombre de participants, cette démarche constituait une première expérience de formation centrée sur l’examen critique de leurs propres valeurs, émotions et pratiques professionnelles.
Premiers effets observés et résistances persistantes
Les premières mises en œuvre ont permis de faire émerger des évolutions notables : une prise de conscience du caractère violent de certaines pratiques longtemps perçues comme normales, une clarification du rôle des enseignants et des comités de parents dans la prévention des violences, ainsi que l’amorce de mécanismes scolaires de prévention et de signalement.
Des résistances persistent néanmoins, notamment autour de l’abandon des châtiments corporels ou de l’acceptation des élèves non conformes au genre, confirmant que la transformation des normes sociales est un processus progressif.
Des enseignements clés pour le réseau GPE KIX
Cette expérience met en lumière plusieurs enseignements transférables pour le réseau GPE KIX :
- l’importance d’outils reliant explicitement recherche, attitudes et pratiques institutionnelles ;
- la pertinence d’approches participatives pour aborder des thématiques sensibles ;
- l’intérêt d’intégrer, dès le départ, des mécanismes d’évaluation des changements d’attitudes.
Les prochaines étapes viseront la mise à l’échelle du kit, le renforcement de la sensibilisation directe des élèves et l’ancrage durable des approches d’écoles sûres et inclusives dans les politiques éducatives.
Un levier stratégique pour des systèmes éducatifs plus inclusifs
Pour Ipas Global, Ipas Afrique francophone et Ipas RDC, ainsi que leurs partenaires universitaires, ce kit constitue un levier stratégique de transformation des systèmes éducatifs, en plaçant la dignité, l’inclusion et la sécurité de chaque élève au cœur de l’action.
Informer pour prévenir : un espace sûr de dialogue pour l’autonomie corporelle des jeunes en RDC
Le 3 avril dernier, la pose de la première pierre du futur Centre des jeunes à l’INPESS a marqué une avancée importante pour la prévention en santé sexuelle et reproductive (SSR) en République démocratique du Congo.Portée par le Programme national de santé des adolescents (PNSA), avec l’appui d’Ipas RDC et le financement de l’Agence norvégienne de coopération au développement (NORAD), cette initiative vise à créer un espace sûr d’information, de dialogue et d’apprentissage de pair à pair, pensé pour et avec les jeunes.
À travers une approche centrée sur le changement social et comportemental, le centre ambitionne de renforcer l’accès à une information fiable, d’encourager des choix éclairés et de soutenir l’autonomie corporelle des adolescent·es et des jeunes, en agissant en amont des parcours de soins.
Un contexte marqué par de fortes vulnérabilités
En République démocratique du Congo, L’accès à l’information fiable et aux services de SSR adaptés reste un défis majeur pour les adolescents et jeunes. Les tabous persistants autour de la sexualité, le manque de dialogue au sein des familles et des communautés, ainsi que la peur du jugement exposent de nombreux jeunes — en particulier les filles — à une désinformation profonde. Trop souvent, les décisions liées au corps et à la santé sont prises dans l’urgence, la contrainte ou l’isolement.
Un leadership étatique fort et une appropriation locale par les jeunes
La création du Centre des jeunes repose sur une approche d’appropriation locale forte, portée à la fois par les institutions publiques et par les jeunes eux‑mêmes. Le Programme national de santé des adolescents (PNSA) en assure le leadership stratégique, garantissant l’alignement du centre avec les politiques nationales de santé, les priorités éducatives et les orientations du changement social et comportemental (CTS).
Lors de la cérémonie de pose de la première pierre, le Directeur national du PNSA a rappelé le rôle clé du futur centre comme cadre d’information, d’écoute et d’orientation adapté aux jeunes, soulignant ainsi la responsabilité de l’État dans la durabilité et la légitimité de cette initiative.
Au‑delà du leadership politique, le centre s’appuie sur une gestion et une animation assurée par les jeunes de Youth Sprint, renforçant une dynamique de participation active, de pair à pair. Cette gouvernance partagéepermet de rapprocher les contenus des réalités vécues par les adolescent·es, d’adapter les messages aux contextes culturels et sociaux et d’agir sur les normes, les attitudes et les comportements à risque.
En croisant leadership institutionnel et engagement des jeunes, l’initiative affirme une conviction forte : les changements durables de comportements naissent dans des espaces de confiance, ancrés localement et portés par celles et ceux qu’ils concernent.
Un espace pensé avec et pour les jeunes
Le futur Centre des jeunes a été conçu pour intervenir là où tout commence : avant l’entrée dans le système de soins, au moment où se forgent les connaissances, les représentations et les choix. Loin des modèles classiques centrés uniquement sur la prestation de services, il propose une autre manière d’accompagner les adolescent·es et les jeunes — en misant sur l’information, le dialogue et l’écoute comme premiers leviers de prévention.
Ce qui distingue ce centre, c’est d’abord son caractère non médicalisé. Ici, les jeunes n’entrent pas pour consulter, mais pour comprendre, questionner et échanger, dans un espace pensé pour eux, libéré de la peur du jugement ou de la sanction. En créant ce cadre de confiance, le centre permet d’aborder sans tabou des sujets encore largement entourés de silence : santé sexuelle et reproductive, rapports de genre, violences basées sur le genre, droits et prise de décision.
Le centre s’appuie également sur une approche résolument tournée vers le changement social et comportemental. Il agit sur les normes sociales, les croyances et les dynamiques relationnelles qui influencent les comportements, en particulier chez les adolescentes. L’objectif n’est pas seulement de transmettre de l’information, mais de favoriser une réflexion critique, l’appropriation des connaissances et la capacité à faire des choix éclairés.
Autre élément clé de différenciation, le centre sera animé par et pour les jeunes, à travers l’implication des membres de Youth Sprint. Cette dynamique de pair à pair renforce la proximité avec les réalités vécues par les adolescents·es, rend les messages plus accessibles et favorise une participation active. Les jeunes ne sont pas de simples bénéficiaires : ils deviennent acteurs, animateurs et relais du changement.
Concrètement, le Centre des jeunes proposera :
- Des sessions d’information éducatives sur la santé sexuelle et reproductive, les droits, la prévention des grossesses non désirées et des violences basées sur le genre ;
- Des espaces de dialogue et d’apprentissage de pair à pair, favorisant l’expression libre, le questionnement et le partage d’expériences ;
- Des box d’écoute confidentiels, permettant une orientation individualisée, respectueuse et adaptée vers les services existants ;
- Des activités intégrées d’éducation et de changement social et comportemental, en cohérence avec les priorités nationales et les évidences issues des recherches menées par Ipas.
En complément, le centre jouera un rôle essentiel d’orientation structurée. Plutôt que de dupliquer les services, il aidera les jeunes à identifier les structures adaptées et à s’inscrire dans des parcours de soins plus sûrs, en amont des situations de crise.
Transformer les comportements en agissant en amont
En faisant de l’information, du dialogue et de l’orientation des points d’entrée essentiels, le Centre des jeunes ambitionne d’agir à la racine des vulnérabilités auxquelles sont confrontés les adolescent·es et les jeunes. En leur offrant un espace pour comprendre, questionner et se projeter, il contribue à réduire l’exposition aux situations à risque et à renforcer la capacité des jeunes à faire des choix éclairés concernant leur santé et leur avenir.
À travers cette approche préventive, le centre entend participer à la diminution des grossesses non désirées, du recours à des pratiques non sécurisées et des violences basées sur le genre.Plus largement, il s’affirme comme un levier stratégique de transformation des comportements, au service de l’autonomie corporelle et du bien‑être des adolescent·es et des jeunes en République démocratique du Congo.



