20ème anniversaire du Protocole de Maputo
Le 11 juillet 2023, sous l’égide du président de la République démocratique du Congo, Félix-Antoine Tshisekedi, le ministère de l’Égalité des sexes a organisé une cérémonie historique pour marquer le 20e anniversaire du Protocole de Maputo. Cette célébration a réuni des acteurs clés tels que le ministre des Droits de l’Homme, le ministre de la Jeunesse, des représentants du ministère de la Santé, le chef de cabinet du président, le secrétaire permanent du Conseil supérieur de la magistrature, des parlementaires, l’ambassadeur du Canada et des représentants du corps diplomatique (Suède, Norvège, Allemagne, Pays-Bas et Royaume-Uni), les forces de police et l’armée, des organisations internationales, des médias sensibles à la dimension de genre, des chercheurs, des acteurs du monde juridique, des jeunes, des femmes, des organisations de la société civile et des responsables communautaires. L’objectif de cet événement était de célébrer et de reconnaître l’appropriation de cet instrument par le pays ainsi que les progrès réalisés au cours des vingt dernières années dans la transposition du Protocole de Maputo dans le droit national, de mettre en avant le travail novateur et les contributions des défenseurs de cette cause, et de réfléchir à l’avenir tout en discutant de solutions transposables à plus grande échelle, offrant des résultats durables qui renforcent les droits des femmes dans le pays et au-delà. « La forte mobilisation du gouvernement ainsi que de la présidence pour cette célébration est remarquable ; ces dirigeants ont coanimé des tables rondes et ont parlé sans détour de la responsabilité du gouvernement dans la création d’un environnement propice aux droits des femmes, y compris le droit à l’avortement », a déclaré Gisele Kapinga, Haut-Commissaire à la Commission nationale des droits de l’homme.
Les ministres, le directeur de cabinet du président, les partenaires et les donateurs. Cette célébration a été marquée par des déclarations fortes du gouvernement, des parlementaires, des leaders de la société civile et des principaux activistes des droits de la femme.
L’étude sur l’impact de la transposition du Protocole de Maputo, menée par l’École de santé publique de l’Université de Kinshasa en collaboration avec l’Ipas et le ministère de la Santé, et présentée lors de cet événement, a mis en évidence les difficultés rencontrées dans sa mise en œuvre sur le terrain, notamment au sein des systèmes judiciaire et sanitaire.
En réfléchissant aux prochaines étapes avec des organisations de la société civile telles que le Mouvement Youth Sprint, l’Association des femmes juristes et leurs partenaires (DKT, MSI et Ipas) sur ce que les vingt prochaines années réservent à l’avenir des femmes et des filles congolaises ; ces militantes ont appelé l’ensemble des parties prenantes et des bailleurs de fonds à accélérer la mise en œuvre intégrale du Protocole de Maputo en révisant le code pénal et toutes les autres lois qui font obstacle aux droits des femmes. L’engagement fervent de diverses parties prenantes en faveur de la mise en œuvre du Protocole de Maputo et du droit à l’avortement dans des conditions sûres en RDC donne à Ipas et à ses partenaires, qui mènent ce combat, un espoir renouvelé et la motivation nécessaire pour faire en sorte que les promesses du Protocole de Maputo deviennent une réalité pour les femmes et les filles de toute la RDC.



